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Prix jeune mousquetaire

Le vainqueur est ?

Par HELENE FARTHOUAT, publié le mardi 31 mai 2016 13:29 - Mis à jour le mardi 21 mars 2017 12:05

 

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Quel étonnement d'entendre les romanciers présents aux Rencontres littéraires de Nogaro, vendredi, avouer que ce n'était pas eux, mais leurs personnages,...

Quel étonnement d'entendre les romanciers présents aux Rencontres littéraires de Nogaro, vendredi, avouer que ce n'était pas eux, mais leurs personnages, qui décidaient du scénario de leurs romans ! Plus étonnant, leurs personnages les plus noirs ont tous quelque chose de leurs créateurs ! « Ils viennent forcément de votre parcours personnel », déclare Pascal Dessaint. S'il le faut, « je me révèle être le plus grand des sociopathes », ajoute Niko Tackian.

 

 

Immersion, obsession…

Tous sont d'accord avec Alain Guyard : ils vivent « une possession ». Et il ne faut pas devenir fou, malgré les insomnies… Carole Zalberg, présidente du jury 2016, explique : « Il est difficile de se dissocier des personnages, puisqu'on y met beaucoup de soi. » Pascal Manoukian cherche la frontière entre l'interview réelle (il est journaliste) et l'interview de lui-même par ses personnages. Deborah Lévy-Bertherat parle d'un de ses personnages qu'elle voulait tuer et qui ne s'est pas laissé faire ! Pour Alain Guyard, le lecteur reproduit ce phénomène d'immersion dans les personnages, car « il s'identifie à eux ».

Un plan, un scénario ? Aucun d'entre eux n'en fait ! Ils vivent avec leurs personnages jusqu'à ce que l'histoire soit mûre, puis ils l'écrivent, entraînés par les personnages. Et le titre, comment est-il composé ? Là, les situations sont différentes. Certains s'en remettent à leurs éditeurs. Et ceux-ci cherchent à trouver un titre qui fait vendre. D'autres, comme Carole Zalberg, tiennent à leur titre comme à leur bébé. Pour Pascal Dessaint, le titre est la première phrase du roman et, en changer, reviendrait à mutiler l'œuvre.

Le lauréat 2016 est…

C'est le premier roman d'Éric Le Guilloux, « Les Haines en moins » (Daphnis & Chloé) qui obtient le prix Jeune Mousquetaire du premier roman et le chèque de 1 000 euros de la commune. C'est l'histoire d'un homme blessé, qui se relève physiquement et moralement grâce à une amitié.

Carole Zalberg et les autres écrivains ont dit leur joie d'avoir écouté les échanges des jeunes sur les romans en lice.

À noter que la première partie de l'après-midi était consacrée à des débats avec les écrivains invités et que ceux-ci ont dédicacé leurs œuvres « à tour de bras ».

Roland Houdaille

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